Mémoires d'un jeune homme dérangé

Apr 04

Bougie, deuxieme.

Lil Wayne - Break Up

Chuelles - 04:23

Mardi.

Je ne me reveil pas.

Mercredi.

Flaneries parisiennes, troubles.  La pense collective m’echappe pareillement aux regards des passants, trop nombreux.

Jeudi.

Demain se rapproche mysterieusement, empli d’avenir. J’ouvre les rideaux, la Sorbonne. Rien. Une personne figurante ne fait alors que passer, ne se faisant alors que devisagee.

Vendredi.

I have a drug problem.

Samedi.

Je fais face, à la situation. Il sent la ciguarette, froide, de celles manuellement apaisantes. Les choses ont une fin. Les series americaines, mon sachet d’herbe, le vin en brique, les debuts.

Mar 30

Bougie, premiere.

Black Rebel Motorcycle Club - beat the devil’s tattoo

Paris - 02:57


Lundi.

Le moteur tombe, pas de chance, le mecanicien m’avait pourtant dit de le reparer. Stop vers le vice, un veritable ami, du nom d’Ollivier. Il boit, souvent. Ensemble. Orleans, rigolades insouciantes. Nous en somme conscient, mais le temps passe, rend amnesique, tout comme l’abus present.

Mardi.

Depassement non cavalier, poursuite policiere dans la ville. Soufle coupe, fumee blanchatre en compagnie d’une ancienne connaissance. J’entrevoie le debut, celui du changement, celui du choix.

Mercredi.

Par hasard, une voiture roule, direction Tours avec Ollivier. Le soleil couchant sans raison, la visite alcoolique, les doutes se font avec raison.

Jeudi.

Grise journee, aucune promesses. Maux de ventre et d’esprit. Je rentre, spectateur de ma propre vie, sur Orleans.

Vendredi.

La ville m’offre ses inconnus chemins qui m’empruntent alors.

Samedi.

L’amour m’offre son parfume regard qui m’enivre alors.

Lundi.

Je pars, lors d’un au-revoir que le train m’enleve sentimentalement, je fuis. Ollivier n’est plus là, egalement. Ce n’est qu’un au revoir, toujours. J’arrive en gare, j’appel, j’effrite, j’allume. Pourquoi, question. Je ne sais pas, reponse.

Feb 11

comme à chacuns des mes abus
pareil au vent nous emportant
le jour se leve sur nos corps nus
c’etait hier, des à present

pourquoi ces larmes silencieuses
telle une goute sans sentiments
n’ayant ton odeure orgueilleuse
sonnant la fin d’une evidence

tout ces ecrits ne te sont dus
seulement acquis par experience
et le passe ne sera plus
que le semblant d’une elegance

Jan 11

Il est question de temps, de celui qui passe. Il est question de choix, de ceux qui ne servent à rien.

Nous choisissons pour etre. Tout simplement. Nous choisissons par obligation. Cela se revele contradictoire, mais soit, acceptons ce fait. Celui ou, dans ce que l’on appel societe actuelle, une nature humaine instable nous pousse à choisir. Le choix n’est pourtant pas synonyme de libertee, or c’est ce que nous voulons à tords.

Pour etre veritablement, il ne faudrait donc choisir. Laisser place au juste milieu, à l’imperfection, à l’absence de decisions. Nul question de choix entre plusieurs choses, comme le souhaite cette libertee, autrement dit tout le monde, cette nature humaine ou sociale.

Etre, c’est avant tout douter, echouer. Prendre le recul necessaire, ne pas s’enfermer dans ces choix derisoires et reducteurs. Laisser place à cette pensee nullement categorique puisque reflechie, sans decisions futiles puisque inutiles.

Nov 02

“J’ai du mal à aimer, à trouver mes mots
Et le sommeil sans prendre de comprimés
Je suis inanimé, énormément abîmé
Probablement mort-né et déjà embaumé
Je n’ai le goût de rien, mais je sais le mimer
Et mon entrain n’est qu’un écran de fumée
J’ai toujours su très bien, jouer à l’humain
Manier les banalités et les lieux communs”

Raison

Je n’ai aucunes maîtrises acquises par répétitions pouvant régler ma conduite.

Si je n’aime pas les raisonnements, c’est parce qu’ils s’opposent à mes impulsions innées et inconscientes.

Cela me met face à mes états de trouble, d’agitation, qui peuvent avoir plusieurs causes, mais qui surviennent toujours de manière brusque.

Je marche aux besoins, de ceux qu’il faut satisfaire.

Sep 19

Changements

Je remplace les choses, pareillement aux gens.

Une transformation, une altération, une évolution pour un événement déclencheur.

Le doute fait place au désaveu d’une attitude antérieure. Reste à trouver le fait auquel a abouti cette situation.

Ni meilleure, ni pire.

Une différence, non semblable.

Un tournant, un changement.