Lil Wayne - Break Up
Chuelles - 04:23
Mardi.
Je ne me reveil pas.
Mercredi.
Flaneries parisiennes, troubles. La pense collective m’echappe pareillement aux regards des passants, trop nombreux.
Jeudi.
Demain se rapproche mysterieusement, empli d’avenir. J’ouvre les rideaux, la Sorbonne. Rien. Une personne figurante ne fait alors que passer, ne se faisant alors que devisagee.
Vendredi.
I have a drug problem.
Samedi.
Je fais face, à la situation. Il sent la ciguarette, froide, de celles manuellement apaisantes. Les choses ont une fin. Les series americaines, mon sachet d’herbe, le vin en brique, les debuts.
Black Rebel Motorcycle Club - beat the devil’s tattoo
Paris - 02:57
Lundi.
Le moteur tombe, pas de chance, le mecanicien m’avait pourtant dit de le reparer. Stop vers le vice, un veritable ami, du nom d’Ollivier. Il boit, souvent. Ensemble. Orleans, rigolades insouciantes. Nous en somme conscient, mais le temps passe, rend amnesique, tout comme l’abus present.
Mardi.
Depassement non cavalier, poursuite policiere dans la ville. Soufle coupe, fumee blanchatre en compagnie d’une ancienne connaissance. J’entrevoie le debut, celui du changement, celui du choix.
Mercredi.
Par hasard, une voiture roule, direction Tours avec Ollivier. Le soleil couchant sans raison, la visite alcoolique, les doutes se font avec raison.
Jeudi.
Grise journee, aucune promesses. Maux de ventre et d’esprit. Je rentre, spectateur de ma propre vie, sur Orleans.
Vendredi.
La ville m’offre ses inconnus chemins qui m’empruntent alors.
Samedi.
L’amour m’offre son parfume regard qui m’enivre alors.
Lundi.
Je pars, lors d’un au-revoir que le train m’enleve sentimentalement, je fuis. Ollivier n’est plus là, egalement. Ce n’est qu’un au revoir, toujours. J’arrive en gare, j’appel, j’effrite, j’allume. Pourquoi, question. Je ne sais pas, reponse.
comme à chacuns des mes abus
pareil au vent nous emportant
le jour se leve sur nos corps nus
c’etait hier, des à present
pourquoi ces larmes silencieuses
telle une goute sans sentiments
n’ayant ton odeure orgueilleuse
sonnant la fin d’une evidence
tout ces ecrits ne te sont dus
seulement acquis par experience
et le passe ne sera plus
que le semblant d’une elegance
Il est question de temps, de celui qui passe. Il est question de choix, de ceux qui ne servent à rien.
Nous choisissons pour etre. Tout simplement. Nous choisissons par obligation. Cela se revele contradictoire, mais soit, acceptons ce fait. Celui ou, dans ce que l’on appel societe actuelle, une nature humaine instable nous pousse à choisir. Le choix n’est pourtant pas synonyme de libertee, or c’est ce que nous voulons à tords.
Pour etre veritablement, il ne faudrait donc choisir. Laisser place au juste milieu, à l’imperfection, à l’absence de decisions. Nul question de choix entre plusieurs choses, comme le souhaite cette libertee, autrement dit tout le monde, cette nature humaine ou sociale.
Etre, c’est avant tout douter, echouer. Prendre le recul necessaire, ne pas s’enfermer dans ces choix derisoires et reducteurs. Laisser place à cette pensee nullement categorique puisque reflechie, sans decisions futiles puisque inutiles.
Je n’ai aucunes maîtrises acquises par répétitions pouvant régler ma conduite.
Si je n’aime pas les raisonnements, c’est parce qu’ils s’opposent à mes impulsions innées et inconscientes.
Cela me met face à mes états de trouble, d’agitation, qui peuvent avoir plusieurs causes, mais qui surviennent toujours de manière brusque.
Je marche aux besoins, de ceux qu’il faut satisfaire.
Je remplace les choses, pareillement aux gens.
Une transformation, une altération, une évolution pour un événement déclencheur.
Le doute fait place au désaveu d’une attitude antérieure. Reste à trouver le fait auquel a abouti cette situation.
Ni meilleure, ni pire.
Une différence, non semblable.
Un tournant, un changement.